Reprise de prothèse de genou

Déroulement de l’intervention :
Reprise de prothèse de genou

L’intervention

L’opération se déroule dans un bloc opératoire respectant des normes strictes de propreté et de sécurité. Le patient est installé sur le dos sur la table d’opération, et un garrot est placé au niveau de la cuisse.

  • Durée de l’intervention : variable selon le type de prothèse à remplacer et l’usure osseuse, en général entre 1 et 2 heures, parfois plus longue.
  • Type d’anesthésie : générale ou rachianesthésie (anesthésie loco-régionale où seul le bas du corps est endormi, similaire à une péridurale). Le choix est effectué par le médecin anesthésiste en concertation avec le patient.
  • Technique chirurgicale : le chirurgien reprend l’ancienne cicatrice, qui peut être élargie si nécessaire pour permettre l’accès à l’articulation.
Après l’intervention
  • Gestion de la douleur : un bloc anesthésique partiel est réalisé pour engourdir le genou pendant environ 18 heures. Il peut être prolongé par un cathéter posé sur la cuisse. Les médicaments et le glaçage du genou participent également à la gestion de la douleur.
  • Rééducation : début dès le lendemain, assistée par des kinésithérapeutes. La reprise de l’appui est généralement immédiate, parfois avec une attelle rigide. En cas de reconstruction osseuse importante, l’appui peut être différé de plusieurs semaines. La marche initiale se fait à l’aide de béquilles, qui sont progressivement abandonnées.
  • Durée d’hospitalisation : 3 à 6 jours.
  • Sortie : le patient peut rentrer directement à domicile si les conditions sont adaptées et s’il dispose d’une aide pour les tâches quotidiennes. Sinon, un séjour en centre de rééducation d’environ 1 mois est recommandé.
  • Suivi : consultation avec radiographies de contrôle 4 à 6 semaines après l’intervention. Ensuite, le chirurgien détermine la fréquence des contrôles. Une surveillance radiographique tous les 2 ans est généralement recommandée pour vérifier l’usure des implants ou de l’os environnant.

 

Les risques liés à l’intervention

Aucune intervention chirurgicale n’est dépourvue de risques. Il est important de les connaître et de les accepter avant l’opération.

Risques généraux :

  • Infection : rare mais grave, nécessitant parfois une nouvelle chirurgie et un traitement antibiotique. Dans certains cas, le remplacement de la prothèse est nécessaire.
  • Hématome : limité par la mise en place d’un drain aspiratif, mais une réintervention ou une transfusion peut être nécessaire si le saignement est important.
    Phlébite et embolie
  • pulmonaire : le risque est réduit par un traitement anticoagulant pendant un mois après l’opération.
  • Algodystrophie : raideur, chaleur et douleur prolongées du genou dans de rares cas, parfois longues à guérir.

Risques spécifiques rares :

  • Fractures lors de l’extraction des implants, nécessitant une fixation osseuse (ostéosynthèse).
  • Lésions accidentelles de vaisseaux sanguins, nécessitant un geste vasculaire (pontage).
  • Lésions nerveuses pouvant entraîner paralysie ou perte de sensibilité, transitoires ou définitives.

En cas de doute ou d’inquiétude, il est essentiel de poser toutes les questions au chirurgien ou à l’anesthésiste avant l’intervention.

Le changement de prothèse de genou
en quelques questions ?

Un changement de prothèse de genou est nécessaire lorsque la prothèse en place ne donne plus un résultat satisfaisant avec d’éventuelles douleurs ou une gêne à la marche. L’objectif de l’opération est d’obtenir une amélioration fonctionnelle permettant d’avoir une qualité de vie la plus satisfaisante possible. Toutefois, il faut savoir que la complexité de ce type d’opération ne permet pas toujours d’obtenir un résultat aussi satisfaisant qu’une prothèse de genou de première intention.

Il n’est pas possible de donner de façon précise une durée de vie pour la nouvelle prothèse. En effet, trop de facteurs interviennent tels que la qualité de l’os autour de la prothèse, le poids, l’activité physique du patient, etc…
Tout ce que l’on peut dire c’est qu’en règle générale, la durée de vie de la nouvelle prothèse est souvent inférieure à celle de la prothèse précédente.

Non cela n’est pas nécessaire. Cependant, dans les premières semaines après l’intervention, mieux vaut disposer d’un logement de plein pied pour faciliter le confort.

C’est l’ancienne cicatrice qui est reprise. Elle est parfois légèrement étendue pour faciliter l’intervention.

Oui mais il faut parfois porter une attelle rigide pendant quelques semaines en cas d’ostéotomie de la tubérosité tibiale au cours de l’opération.

Non, cette intervention peut être réalisée sous anesthésie loco-régionale en l’absence de contre-indication à ce type d’anesthésie.

La plupart du temps, la durée d’hospitalisation est comprise entre 3 et 6 jours.

Tout dépend du type de changement de prothèse réalisé. Avant de conduire à nouveau, il faut être en parfaite possession de ses moyens physiques et être capable de réaliser un freinage d’urgence. Il faut compter au minimum 4 semaines avant de reconduire, mais la plupart du temps, il vaut mieux attendre 2 mois. En tant que passager, il n’y a pas de limitation particulière à condition d’être assis confortablement et de pouvoir étendre la jambe.

Tout dépend de la profession et du niveau d’activité physique requis. Il varie en général entre 2 mois et 3 mois.

Oui, mais il faut se limiter aux sports à faible impact sur le genou. Le vélo et la natation seront donc privilégiés. La reprise du sport n’intervient pas en général avant le 3ème mois postopératoire.

Quels sont les risques opératoires liés à un changement de prothèse de genou ?

Le risque nul n’existe malheureusement pas en chirurgie. Toute intervention comporte des risques et a ses limites. Il faut les accepter ou sinon ne pas se faire opérer. Toutefois, si une intervention vous est proposée, c’est que le chirurgien et le médecin-anesthésiste estiment que le bénéfice attendu est nettement supérieur au risque encouru.

Certains risques sont communs à tous les types de chirurgie. C’est le cas de l’infection où des microbes viennent envahir la zone opérée. C’est une complication heureusement rare mais qui, lorsqu’elle survient, nécessite une nouvelle intervention et la prise d’antibiotiques. Certaines infections peuvent nécessiter le changement de la prothèse. Un hématome peut également survenir au niveau de la zone opérée. Il est habituellement évité ou limité par la mise en place d’un drain aspiratif en fin d’intervention qui sera retiré dans les jours suivant l’opération. Toutefois, en cas de saignement important au cours de l’intervention ou au décours de celle-ci, une réintervention pour stopper l’hémorragie ou une transfusion sanguine peuvent être nécessaires.

La chirurgie du genou augmente également le risque de survenue d’une phlébite pouvant se compliquer d’embolie pulmonaire. Pour limiter ce risque au maximum, un traitement anticoagulant visant à fluidifier le sang (sous forme de piqûres quotidiennes ou de comprimés) est prescrit pendant tout le mois suivant l’intervention.

Dans de rares cas, le genou reste raide, chaud et douloureux pendant de longs mois après l’opération. Cette complication qui s’appelle l’algodystrophie est imprévisible et est parfois longue à guérir.

Enfin, des complications plus rares peuvent également survenir. Une fracture peut survenir au moment de l’extraction des implants et nécessiter une ostéosynthèse (fixation osseuse). Des vaisseaux sanguins (artère, veines) peuvent être lésés accidentellement et nécessiter un geste vasculaire (pontage). Des nerfs peuvent également être accidentellement abîmés au cours de l’intervention avec un risque de paralysie ou de perte de sensibilité du membre opéré qui peuvent être transitoires ou définitives.

En cas d’inquiétude concernant l’intervention, n’hésitez pas à questionner votre chirurgien ou le médecin anesthésiste afin qu’ils répondent à vos interrogations.